Le voyage pour Sighisoara devait durer 8 heures,
mais voilà que nous ratons une première correspondance à Sibiu (voir article précédent). Etre bloqués à Sibiu, c'est un peu comme faire une escale aux Canaries en allant aux Antilles, ou prendre
l'apéro au champagne, que du bonheur ! Avec Gillou, nous profitons de ces 3 heures de batement pour faire une visite express de la ville, je découvre des endroits qui nous avaient échappés la
semaine dernière ! Nous buvons quelques bières en ville avant de reprendre joyeusement le train ! Et quel train : un intercity, les pires (les meilleurs?) trains roumains : intérieur défoncé,
portes grandes ouvertes... L'expérience est nouvelle pour nous : nous restons dans l'entrée du train, penchés par la porte, à chanter (hurler?), le vent nous fouette le visage !
(On the road again). Les gens nous prennent pour des fous ! Nous déchantons vite en
ratant une seconde correspondance et nous retrouvons bloqués à Copa Mica pour deux nouvelles heures ... et
pas de bar ici ! Finalement, nous voilà à 3h du matin à Sighisoara, nos camarades craiovins dorment déjà ! Nous faisons un rapide tour en ville avant de rejoindre Morphée .
Samedi, c'est parti : notre troupe, composée de roumains, d'anglaises et de français part à l'assaut de la ville ! Le festival bat son plein : concert, spectacle de jongle, joutes.. .
Nous nous essayons au maniement de l'épée (d'ailleurs, je lui ai appris la vie au maître d'armes..). Tout a lieu dans les rues de la citadelle
. Mise à part les appareils photos, nous sommes revenus 500
ans en arrière, ambiance médiévale à 100%. Nous escaladons la tour de l'horloge pour avoir une vue d'ensemble sur la ville, c'est époustouflant ! Nous faisons honneur à la nourriture et à la
boisson roumaine (mici, Timisoreana, buc, Timisoreana...).
Quand les animations se terminent et que cavaliers, chevaliers, trombadours et ménestrels vont se coucher, la jeunesse roumaine prend possession de la citadelle : des petits groupes se forment autour de guitaristes et nous reprenons les classiques de Roumanie et du monde...
La nuit est courte ! Et dès 11 heures, Gilles, les anglaises et moi-même, prenons le train de retour. Nous déjeunons en cours de route, à nouveau à Sibiu, entre deux trains, après une pause "méditation" au sommet du clocher de l'église évangélique. Légèrement fatigués, nous siestons dans le dernier train.
L'arrivée à Craiova interrompit notre partie de carte.



Des webcams du
centre-ville de Craiova





